Photo Philippe Seixo

Philippe Seixo, SEIXO Habitat :
"le dialogue, notre fer de lance"

SEIXO Habitat, dont le siège social est situé à Bayonne, au Pays basque, dispose d’une agence à Anglet, d’une à Bordeaux, et d’une en Île de France, qui rayonne sur tout le pourtour parisien. En 2019 c’est entre 4 à 500 logements qui étaient livrés ou en cours de construction. Philippe Seixo, son Président, nous en dit plus.

Quelle est le fil rouge de vos activités ?

Nous essayons de produire des logements de qualité, mais qui soient à prix maitrisés. Autant que faire se peut, dans une période tendue…

Donc beaucoup de primo-accédants dans votre clientèle ?

Oui, nos résidences sont toutes faites de résidences principales, pour des primo-accédants et aussi des personnes plus âgées qui veulent se rapprocher des centres-villes.

Quelle organisation pour conduire vos projets ?

Nous disposons d’une structure de maîtrise d’œuvre et d’architecture. Nous nous préparons, avec nos bureaux d’études, à la RT 2020, qui va changer beaucoup de choses.
Et, avec les entreprises qui réalisent concrètement les travaux, nous nous orientons progressivement vers le BIM, qui arrive à grands pas, et qui sera au service du client final, ce qui est une très bonne chose.

Que demandez-vous aux architectes qui travaillent pour vous ?

Le fil conducteur de nos projets, du point de vue architecture, est le respect du cadre local. Y compris dans notre pays basque, très typé de ce point de vue.
Pourtant, ça n’est pas figé, nous aimons aussi les inciter à adapter la ligne traditionnelle à un cadre plus contemporain, même en milieu rural préservé.
En région parisienne aussi, on arrive à retrouver une ligne locale. Et quand nous sommes dans un environnement très contemporain, nous laissons le champ libre à la créativité des architectes !

Pouvez-vous nous décrire quelques projets notables ?

A Andernos, nous avons créé la Clairière des pêcheurs, au milieu de grands arbres : les voitures s’y font très discrètes, on circule sur des voies piétonnes et cyclables ; les petits immeubles et les maisons y ont fait l’objet d’une conception bioclimatique, les logements offrent plusieurs formules de configuration intérieure.

A Chelles, le programme Cala : 24 appartements, chacun disposant d’une terrasse. Intéressant pour son intégration dans le site : il s’agit d’un programme dédié à un public plus mûr, en plein centre-ville, avec un environnement de petits commerces. Un immeuble de belle facture avec un habillage brique en façade et des prestations intérieures de qualité.

A Bègles, nous construisons les Maroquiniers : 28 lots dont certains en duplex ou triplex. Une partie de ce programme utilise le chanvre comme matériau de construction. Il s’agit de logements évolutifs : une pièce pourra être aménagée plus tard, quand cela sera jugé utile par son propriétaire. Cette formule a été créée en concertation avec chacun des clients.

D’ailleurs, plus largement, c’est en fait notre vraie spécificité : la concertation et le dialogue, toujours, avec tous nos interlocuteurs. Ils se succèdent, au cours d’un projet de construction : les prospects, les clients, les élus, les associations de voisinage qui veillent à la vie de leur quartier, les riverains, que nous allons voir aussi, le dialogue est fondamental pour bien faire notre métier. C’est le fer de lance de la société.

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